Devenez un as des grands arrêts de droit administratif avec le Serpent juridique

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Il y a un temps pas si lointain dans notre galaxie, jouer avec du droit était inimaginable. S’il y a 7 ans, on nous avait dit qu’il existait un jeu de société pour apprendre les grands arrêts de la jurisprudence administrative, nous aurions recraché notre café (sans sucre). Le succès du phénomène de financements participatifs a eu raison de notre fou rire.

Dans notre beau monde du droit, le financement participatif a permis de voir émerger de beaux projets comme la Law Box en 2018. En 2019, c’est au tour du « Serpent juridique » de faire son entrée dans le game.

Conçu par le juriste Johan FRIEDBERG, le jeu explosera les scores sur la plateforme de financements participatif « Kiss Kiss Bank Bank ».

Quel est le concept de ce jeu, nous direz-vous ?

Il est tout simple : se débarrasser de toutes ses cartes avant les autres joueurs. Le concept se rapproche de celui du « UNO » mais se diffère sur une chose : il faut connaître ses arrêts, sinon on pioche.

Nous avons testé le jeu, plongée au cœur de cette surprise de fin d’année 2019.

Des règles simples

En ouvrant l’étui à cartes, nous nous retrouvons avec 11 petites cartes expliquant les règles du jeu. Les règles sont rapides à comprendre, pas besoin d’avoir un master pour les comprendre.

Il existe différents types de carte, comme la « carte à arrêt » ou la carte « loi de validation ». La première invite le joueur suivant à expliquer l’arrêt indiqué sur la carte. S’il se trompe, il pioche une carte. C’est aussi simple que ça. La seconde est comme une épée de Damoclès, plus terrifiante que la +4 du « UNO », l’erreur du prochain joueur peut lui être fatale. Il devra piocher toutes les cartes posées sur le terrain. Parlons-en du terrain.

Comme le nom du jeu l’indique, il s’agit de former un serpent, comme nous le ferions dans une partie de dominos. La carte qui doit être déposée à la suite de la précédente doit avoir la même couleur que son extrémité.

Comme une photo vaut mille mots, voici comment se présente une partie de ce jeu :

Vous remarquerez peut-être que nous jouons sur un lit, voici un des autres avantages du jeu.

Une flexibilité de jeu

Eh oui, le jeu est aussi conçu pour être emporté partout. Le paquet de carte se range facilement dans une poche.  Que vous jouiez à la sortie des cours, à la cafet ou sur votre lit le serpent juridique s’adapte à votre terrain.

De plus, nous ne l’avons pas encore évoqué, le jeu se décline dans une version non juridique, appelé le « cobra ». Le but du jeu est le même : se défausser de toutes ses cartes, sans l’explication d’arrêt. Mamie Gertrude et tonton Marcel pourront aussi jouer avec vous !

Un des autres points forts du jeu de cartes, c’est sa durée. En effet, la durée d’une partie peut être très courte, idéal pour un petit rappel jurisprudentiel juste avant de rentrer dans la salle d’examen.

Les joueurs peuvent décider de ne faire qu’une manche, soit au premier qui se trompe ou encore celui qui se trompe sur une carte « loi de validation ». Pour cela les règles sont très flexibles. Tout l’intérêt du jeu réside dans son approche pédagogique.

Une nouvelle manière d’apprendre

Le « Serpent juridique » est un véritable outil pédagogique au service des étudiants en droit. Quoi de mieux qu’apprendre en s’amusant ? En effet, la conception du jeu fait, surtout lors d’une partie avec ses camarades de promo, que le joueur se sente obligé de travailler les arrêts. Eh oui, il ne faudrait pas qu’il subisse un revers devant ses potes béats. Pour résumer : « Tu ne connais pas un arrêt, Pioche ? ». « Toujours pas ? Pioche ». « Tu veux gagner la partie ? Réponds bien ». Le jeu est pour l’instant disponible pour les grands arrêts du droit administratif. Cependant, nous ne doutons pas le voir apparaître un jour pour d’autres matières. Nous pouvons imaginer une explication de définitions ou de concepts juridiques, au-delà des seuls arrêts.

Des petits défauts sans gravité

Cependant, le « Serpent juridique » n’est pas parfait. Selon nous deux petits points pourraient être améliorés, cela n’enlève en rien la grande qualité du jeu :

  • D’une part, le jeu nécessite que nous réalisions nous-même les fiches d’arrêts. Ce qui peut nuire à la qualité de l’apprentissage (l’existence d’un mauvaise compréhension globale d’un arrêt). Néanmoins, ce problème devrait être corrigé. Le créateur du jeu a annoncé la réalisation de « fiches réponses » ;
  • D’autre part, le jeu coûte 16 € (prix financement participatif), ce qui peut faire beaucoup pour un étudiant, sans l’apport de fiches d’arrêts. Selon nous, ce prix est susceptible d’être réduit en cas de ventes massives qui, nous n’en doutons pas, seront au rendez-vous.

Verdict ?

Les jeux sur le thème du droit ne courent pas les rues. Ce « domino-UNO » juridique nous a permis d’exhumer des arrêts oubliés depuis la fin de nos études. Ses petits défauts sont vites balayés par sa pédagogie et sa flexibilité de jeu. Un jeu de cartes dont nous ne serons pas surpris de voir dans les poches de nombreux juristes et étudiants en droit.

Nous recommandons !


P. S. : Le jeu n’est pas actuellement en vente. Cependant, vous pouvez directement contacter son créateur sur LinkedIn pour de plus amples informations.


Relecture d’Aloïs Toyane (Comité de rédaction)

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