Qui l’eut cru ? Faire du droit avec Harry Potter !

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Stupefix ! Vous vous êtes toujours demandé s’il n’y avait pas une réglementation des balais magiques ? Que le procès d’Harry Potter pour un simple usage prohibé de la magie était un peu exagéré ? Plus largement, une société parallèle à la nôtre doit quand même avoir son propre système juridique ?

Toutes ces questions trouvent leur réponse dans le livre « Le droit dans la saga Harry Potter » (Enrick B. éditions, collection « Le meilleur du droit »). Ainsi, sous la direction de Valère NDIOR et Nicolas ROUSSEAU, c’est une dizaine de juristes confirmés qui analysent et décortiquent le droit des sorciers.

Nous vous arrêtons tout de suite, le monde des balais magiques n’est pas toujours celui qu’on croit !

L’ouvrage se veut pédagogique, il s’organise donc efficacement, dans un style qui s’avère être agréable à la lecture. C’est très probablement sa démarche originale qui fait du livre une véritable baguette de Sureau.

Une organisation simple et efficace

Le livre est organisé autour de trois grandes parties, divisées en billets autonomes. Les parties correspondent chacune à une  grande thématique juridique :

La première partie parle des institutions magiques et plus largement de l’organisation politique du monde des sorciers. Existe-t-il une constitution dans le monde des sorciers ? Comment le ministère de la magie se finance-t-il ? Y paie-t-on des impôts ? Mais la question la plus intéressante reste celle du statut juridique d’une certaine école de sorcellerie : Poudlard.

La deuxième partie, la plus intéressante selon nous, traite de la criminalité magique et de l’ordre public. Ici, vous saurez tout sur le système judiciaire magique et sur les conditions de détentions à Azkaban. Amoureux des droits de l’Homme, cette partie vous contraindra à vous boucher le nez. Nausée garantie !

Enfin, la troisième partie évoque l’activité des sorciers et des créatures magiques. C’est le volet droit privé du bouquin. Les contrats magiques, la dévolution successorale ou encore la liberté de circulation des sorciers vous accompagneront tout au long de cette partie. Conseil, veillez à bien exécuter vos contrats magiques. En effet, il ne vaut mieux pas engager sa responsabilité contractuelle. Vous n’aurez même pas le temps de le regretter.

Un style à la fois accessible et rigoureux 

La première de nos craintes était celle de l’inaccessibilité de l’ouvrage. Est-ce que notre grand-mère serait capable de comprendre les notions abordées par les auteurs ? La réponse est oui ! Si certains passages sont parfois techniques, ceux-ci n’enlèvent en rien la compréhension globale des thèmes abordés. En effet, il s’agit avant tout de se servir de la richesse de l’œuvre de J. K. Rowling pour expliquer le droit. C’est parce que nous apprécions le support que nous assimilons mieux son contenu. Apprendre le droit c’est bien, avec Harry Potter c’est mieux ! 

Soulignons aussi la justesse du choix des sujets. Il s’agit de sujets qui peuvent paraître légers en apparence. Ils sont en réalité d’une grande profondeur. C’est le cas des questions relatives aux droits et libertés fondamentaux comme par exemple celles : du procès équitable, de la garantie des droits par l’existence d’une constitution, etc. Il est aussi fait place à des questions plus générales, mais nécessaires pour aider à la compréhension de notre monde. Ainsi, les relations internationales et le traitement juridique de la guerre y passent.

Parallèlement, la narration de la majorité des billets immerge le lecteur dans l’univers d’Harry Potter. Un livre qui divertit tout en faisant réfléchir sérieusement, voilà un pari qui est réussi !

Un exemple concret – extrait

Verdict ?

Le défi est osé : parler intelligiblement du droit à l’aide d’une saga aussi culte qu’Harry Potter. Les fans de la saga y trouveront leur compte. En effet, les auteurs ont réalisé un gros travail sur le lore d’Harry Potter. Le traitement du monde des sorciers ne s’arrête pas à la surface.

Si nous devions résumer notre ressenti sur cet ouvrage collectif, c’est un peu de fraîcheur dans un monde juridique qui en a tellement besoin. Tous les auteurs jouent le jeu, rendant le contenu assez immersif. Il peut arriver quelquefois que nous finissions par croire en l’existence du monde magique, tant l’analyse est poussée.

La première question qui se pose à la fermeture du grimoire est celle de la vie dans le monde magique. Vaut-il mieux vivre en France ou chez les sorciers ? La question mérite une analyse plus poussée. Dans un prochain article, ça vous dit ?

Au fait, inutile de préciser que le livre peut s’acheter les yeux fermés.

« Méfait accompli. »


Pour vous procurer le livre : https://www.enrickb-editions.com/le-droit-dans-la-saga-harry-potter

Un extrait de l’ouvrage pour faire une idée : https://docs.wixstatic.com/ugd/2dc286_4467e07a755543f09de5cda58b4d2ada.pdf

Pour suivre les aventures de la collection complètement déjantée « Le meilleur du Droit » : https://www.facebook.com/LeMeilleurduDroit/


Une contribution de Guillaume Flori pour Lextudiant

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